Pauline CHEVALIER

Fruit (2018)

32x32 cm ~ Peinture, Acrylique


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Peinture originale et unique
Peinture inspirée des motifs de l'artisanat du monde
Peinture acrylique posca sur papier
présentée sous passe-partout encadré
le format tient compte du cadre.
Pauline travaille sur les motifs traditionnels de l’artisanat du monde, qu’elle mixe avec des références personnelles et son quotidien. Le motif est sorti de son contexte et de sa signification. La dinardaise le retient pour ses propriétés graphiques. Ces divers univers se retrouveront plus tard sur la toile dans un joyeux mélange décomplexé.
L’artiste part avec une atmosphère, un format et une gamme de couleurs prédéfinies. Par contre, elle ne fait ni esquisse, ni croquis préparatoire. Pauline commence directement sur la toile avec un premier motif. Puis, la jeune femme construit autour, un peu à la manière des aborigènes d’Australie, motif après motif. Parfois, tout s’enchaîne comme par magie, mieux encore que dans son esprit. Et parfois, elle passe par des moments d’angoisse, pensant ne jamais y arriver. Mais, ça se termine toujours bien! Son secret : Ne jamais lâcher une peinture en cours. Persévérer.
Pauline Chevalier s’intéresse à la répétition. Les motifs tracés manuellement, s’ils représentent la même chose, ne sont jamais les mêmes. Elle n’utilise pas d’outil de mesure. Le trait part comme il veut. C’est en grande partie ce qui donne tout son charme à ses peintures. La nature n’aime pas la symétrie. Nos visages ne sont pas symétriques. La dinardaise se souvient du travail de l’artiste Julian Wolkenstein, Symmetrical Portraits de 2010. Il avait créé des visages symétriques en dupliquant le même côté en partant de son milieu et en le collant à la place de l’autre côté en miroir. Les deux côtés du visage étaient donc parfaitement identiques. Il avait ainsi créé des monstres. Il n’est pas le seul à s’être passionné par le sujet, Eray Eren et Alex John Beck ont aussi travaillé sur cette thématique. L’œil, le cerveau humain aime cette répétition non identique qu’il a l’habitude d’observer dans la nature.
Et de la répétition nait l’accident. Sans le rechercher, Pauline Chevalier ne le rejette pas. Cet accident donne beaucoup de charme et d’humanité à ses peintures. Elle tire cet enseignement de l’observation du travail d’artisans. Notamment dans les domaines de la mosaïque ou de la broderie. Parfois, quand nous observons une frise composée de deux couleurs, tout d’un coup nous ne savons pas pourquoi, sur un petit élément du motif, une troisième couleur apparaît. Est-ce qu’il leurs manquait un carreau de mosaïque ? Est-ce qu’il ne leurs restait pas suffisamment de fil ? On observe encore plus fréquemment ce phénomène dans les pays pauvres comme en Inde où on ne peut pas se permettre de jeter. Parfois encore, l’accident naît de la fatigue de l’artisan resté trop longtemps sur son motif et qui tout à coup, se trompe. Ces observations ont permis à l’artiste peintre d’apprendre à lâcher prise. Et, à accueillir l’imperfection comme une jolie surprise.

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